La Belle Via, voyage à vélo entre plaines et montagnes
Parcourir La Belle Via, véloroute qui longe les rives de l’Isère sur 123 km, c’est s’immerger dans une mosaïque de paysages alpins, entre de vastes plaines agricoles, des villages de caractère et les silhouettes de 3 massifs montagneux qui découpent majestueusement l’horizon.
Un voyage à vélo accessible, modulable selon sa condition physique et ses envies de découvertes culturelles, gastronomiques … Et même panoramiques !
Une première vallée, le Grésivaudan
Il est 9 h du matin l’air est frais dans la vallée du Grésivaudan.
Le grand bleu du ciel s’étire, plein ouest, jusqu’au Vercors. Le vélo file sur l’asphalte qui nous est ici réservé, tandis que le regard se perd dans les montagnes qui déploient leurs versants abrupts de chaque côté de la vallée.
En direction de la capitale des Alpes, nous roulons sur le premier tronçon isérois de La Belle Via, cette vélo route qui chemine entre la Haute-Savoie, la Savoie, l’Isère et la Drôme.
Les kilomètres défilent sans effort, tandis que sur notre gauche les sommets de Belledonne pointent 2 500 mètres plus haut.
L’Isère est une terre alpine, et rouler sur la Belle Via nous le prouve à chaque kilomètre.
Une autre manière de parcourir et de comprendre un territoire
En direction de la capitale des Alpes, nous roulons sur le premier tronçon isérois de La Belle Via, cette vélo route qui relie la Haute-Savoie ou la Savoie à la Dôme. Les kilomètres défilent
sans effort, tandis que sur notre gauche les sommets de Belledonne pointent 2 500 mètres plus haut.
La Belle Via voit se succéder campagnes, champs, de paisibles zones péri-urbaines, avant de serpenter le long du fleuve pour atteindre Grenoble.
Point de dénivelé ici : la portion iséroise de la Belle Via entre la Terrasse et Grenoble est un régal pour tout cycliste, qu’il soit flâneur ou sportif.
Le panorama, lui, nous invite à la contemplation. L’arrivée dans la grande ville est progressive, et presque sans voitures.
Quelques kilomètres à travers la ville permettent de recharger les batteries (du vélo le cas échéant) ou de pique-niquer sur les berges de l’Isère, sous les fameux « œufs » du téléphérique de la Bastille.
Puis on s’échappe, au nord, toujours le long de l’Isère, à l’ombre des arbres le plus souvent, avec la rivière comme fil conducteur. La Belle Via raconte la coexistence entre patrimoine naturel, aménagements urbains et dynamiques locales, puisque vous croiserez ces vélotafeurs, les travailleurs à vélo, qui font l’aller-retour entre Voreppe et Grenoble.
Pédaler au bord de l’Isère, sur cette voie verte bien entretenue, c’est rouler l’esprit libre, sans aucune voiture.
On délaisse les franges urbaines tandis qu’à la sortie de Grenoble, un nouveau versant de la Chartreuse surgit à notre droite : le Néron, ou encore Chamechaude (2082 m), le point culminant du massif.
Une Belle Via, plein de possibilités
Le tracé de La Belle Via est roulant, facile et sécurisé, idéal pour les familles avec remorque ou les cyclistes occasionnels.
Des tables de pique-nique ponctuent le parcours, permettant alors des pauses agréables le long des berges aménagées.
Les cyclistes les plus affûtés y verront aussi une bonne base de départ pour des incursions dans la Chartreuse ou le Vercors, que l’on contourne ici par le nord. Ou encore pour rejoindre le lac de Paladru, dont les eaux surprenantes constituent un des joyaux de l’Isère.
Après voir dépassé la pointe nord du massif du Vercors, La Belle Via suit l’Isère, avant de s’immerger dans les noyeraies autour de Vinay : la Noix de Grenoble AOP vient d’ici !
Les amateurs de défis peuvent une fois encore varier les plaisirs et prendre de la hauteur.
La Belle Via, c’est cela : une autre manière de découvrir l’Isère, de vivre une parenthèse à hauteur de guidon, en famille ou entre amis.
Sur les routes du Vercors
Sauvages, le col de Romeyère (1 069 m) et/ou celui du Mont-Noir (1 421 m), typé gravel, permettent une incursion complète sur les plateaux du Vercors, en 1 jour ou 2, au départ de Saint-Gervais ou depuis Cognin par les spectaculaires gorges du Nan.
On peut aussi partir faire une boucle plus douce dans le Parc naturel des Chambarans, au nord, via le col de la Croix de Toutes-Aures, sa belle route prisée des cyclistes, ou les chemins gravel de la forêt de Roybon.
Au moment de boucler ce tracé de plusieurs jours, les belles terrasses herbagées du Port de Saint-Gervais déploient leur ambiance calme et contemplative. C’est déjà l’heure d’un dernier détour sur les berges de la Sône, commune iséroise blottie autour de ses vieux murs et cafés, aux berges accueillantes.
Et si le vélo, c’était d’abord une sacoche, une nuitée de plus, bref prendre son temps ?
Car le vélo, comme on le sait, n’est qu’un prétexte pour voyager.
Au bord de l’Isère, La Belle Via V63 est la petite sœur de la ViaRhôna. Son sillon de 364 km relie les 4 départements de la Haute-Savoie, la Savoie, l’Isère et la Drôme sur une véloroute voie verte avec des sections et dédiées aux vélos et des portions partagées.
Au pied des massifs de montagne, lancez-vous dans une itinérance à vélo pleine de reliefs.