Chartreuse : la paix intérieure
La Chartreuse, c’est tout à la fois un massif de montagne secret et sauvage, un ordre monastique mystérieux, une liqueur aux vertus médicinales et une forêt d’exception. On s’y ressource, on y prie et on y glisse en famille dès que les reliefs s’aplanissent sous la neige. L’atmosphère alors devient féérique…
Faire l’expérience d’une échappée hivernale silencieuse autour du monastère, à pied ou en raquettes, c’est vivre une aventure intérieure en communion avec la nature sacrée. Suivez-nous pour une randonnée pas comme les autres, une boucle contemplative et silencieuse sur les traces de Saint-Bruno.
Dans les pas de Saint Bruno
Après dix minutes de marche lente et sans paroles au-dessus de la Correrie (qui abrite le musée de la Grande Chartreuse), l’enceinte du monastère, impénétrable pour le profane, commence à se dévoiler en contre-bas. Il faudra s’élever six cents mètres plus haut, via un sentier forestier tout en douceur à flanc de montagne, pour pouvoir l’embrasser dans sa totalité.
On foule le sol de l’ordre mystérieux qui a donné son nom au massif. Ou l’inverse… En 1084, Saint Bruno et six compagnons vinrent s’établir ici, dans le Désert. L’objectif : s’imprégner de ce silence dont les Chartreux firent vœu, devenu si rare en bas.
aux portes du monastère
« Autrefois, à partir de cette limite, les femmes étaient invitées à rebrousser chemin et les hommes, à déposer leurs armes »
Forêt d’exception
Au fil des pas, on se sent entrer en communion avec cette forêt majestueuse (classée forêt d’exception®), qui se déploie tout autour, à la verticale et en profondeur. A progresser sur ce tapis immaculé, dans un calme absolu, entre les fûts de quarante mètres de haut, la pression et les soucis quotidiens se dissipent comme par enchantement. L’esprit s’évade, le temps se dilate.
Amphithéâtre naturel
Depuis ce belvédère, quatre hectares de toitures se déploient dans un somptueux amphithéâtre de montagnes : les rouges abritent les obédiences ou ateliers, où les frères œuvrent aux tâches nécessaires à la vie communautaire et à la préparation des plantes destinées à la distillerie d’Aiguenoire à quelques kilomètres de là. Les gris, en ardoise, distinguent les zones de prière et de silence, réservées aux pères. Pas besoin d’être croyant. Dans ce lieu habité par mille ans de présence cartusienne, le silence a quelque chose de sacré. Du diamant aux étoiles… on se sent relié à l’infini.