François Ruby, gars à effet de cerf
« J’essaie ici, dans cette nature quasi intacte, de transmettre ma passion du vivant. »
Les cerfs en font tout un brame« Il y a près de 250 cerfs en Chartreuse et nous sommes tenus aujourd’hui d’en éliminer 25 % chaque année pour maintenir ce chiffre. Davantage de cerfs nuiraient à l’équilibre des forêts. Le loup et le lynx ne sont pas assez nombreux pour assurer la régulation eux-mêmes. » François Ruby dresse le tableau des forêts de Chartreuse avec autant d’arguments rationnels que de ferveur.
Il intervient au sein de l’École de Porte, où officie une équipe de spécialistes de la montagne, sportifs pour la plupart, mais aussi naturalistes. François Ruby considère la Chartreuse comme un véritable « espace de liberté » qu’il faut apprendre à « arpenter de manière respectueuse ».
Silence et parcimonie
Le respect passe par le silence et la parcimonie, que la voix toujours égale du guide réussit à suggérer aux personnes qu’il accompagne toute l’année.
Intarissable sur les mœurs des cervidés qui peuplent les grandes forêts du massif, c’est pourtant sur la mer et les lacs que François Ruby a passé la majeure partie de sa vie. Il a enseigné la voile durant plus de trente ans, avant de jeter l’ancre en terre chartrousine.
La Chartreuse
C’est le massif de son enfance, où il suivait déjà la trace des animaux, sur la terre et dans la neige. « Je me suis reconnecté à mes valeurs et à mes envies il y a quelques années et j’essaie ici, dans cette nature quasi intacte, de transmettre ma passion du vivant. »
À pied mais aussi en raquettes, en ski de fond ou en ski hok, au gré des saisons : « C’est en cheminant, en prenant le temps, qu’on se saisit le mieux de la poésie du monde. »
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