Toutes les infos pratiques pour organiser votre étape du Tour de France ou votre visite en Isère en vélo.
Le Tour de France en Isère, une épopée alpine
Depuis plus d’un siècle, les routes iséroises accueillent les plus grands champions du cyclisme mondial. Cols vertigineux, arrivées mémorables, histoires humaines extraordinaires : l’Isère est une terre de légende du Tour de France. Récit.
L’Isère, dessinée par la Grande Boucle
Depuis que le Tour de France a franchi les Alpes pour la première fois en 1911, l’Isère occupe une place de choix dans la légende de la course.
Le département n’est pas simplement une toile de fond : il est un acteur à part entière de l’histoire du cyclisme, avec ses cols qui brisent les ambitions et ses vallées qui couronnent les champions.
Grenoble, capitale de l’Isère, a accueilli de nombreuses arrivées d’étapes et plusieurs contre-la-montre décisifs, dont certains ont rebattu les cartes du classement général.
La ville a vu pédaler Merckx, Hinault, Indurain, Armstrong, Contador, Froome, et tant d’autres forger ou défaire leur destin sous ses lumières.
Mais ce qui rend l’Isère véritablement unique, c’est la concentration exceptionnelle de cols mythiques sur son territoire : l’Alpe d’Huez, la porte d’entrée du Galibier et du Lautaret, le Glandon, la Croix de Fer… Autant de noms qui font battre le cœur des amoureux de la petite reine.
Les routes incontournables
L’Isère concentre sur son territoire une densité exceptionnelle de cols classés dans le Tour de France. L’Oisans réunit à lui seul les ascensions les plus mythiques, mais la Chartreuse et la Matheysine offrent également des routes remarquables qui ont leur place dans l’histoire de la Grande Boucle.
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29
c'est le nombre de cols et montées iséroises qui ont vu passer le Tour.
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43
C'est le nombre de fois que Grenoble est ville étape depuis 1905.
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158 étapes
du Tour de France en Isère. Ce sont pas moins de 20 villes qui ont accueilli ces étapes.
Six cols pour six caractères, six épopées
13,8 km – 7,9 % de moyenne
21 virages de l’Alpe d’Huez
Certainement l’un des cols les plus célèbres du monde. Depuis Le Bourg-d’Oisans, les 21 virages en épingles à cheveux s’enchaînent. Les premiers kilomètres affichent plus de 10 % de pente, avant de s’établir autour de 8-9 % jusqu’au sommet. L’ascension débouche sur la station de l’Alpe d’Huez, à 1 860 mètres d’altitude.
Notez les 3 victoire françaises consécutives de la montée de l’Alpe d’Huez : Pierre Rolland (2011), Christophe Riblon (2013) et Thibaut Pinot (2015).
12,8 km – 7,3 % de moyenne
Col de Sarenne
Le plus confidentiel des cols isérois est l’un des plus sauvages. La route grimpe depuis Le Bourg-d’Oisans à travers des paysages minéraux d’une beauté austère, loin de l’agitation des grandes ascensions. Le col de Sarenne a connu sa grande heure en 2013, lors du 100è Tour de France lorsque les organisateurs avaient intégré 2 ascensions successives de l’Alpe d’Huez en une seule étape, reliées par la descente vers Sarenne et sa remontée par le versant habituel des 21 virages.
27,5 km – 4,7 % de moyenne
Col de la Croix de Fer
Ne vous fiez pas à sa pente moyenne : c’est l’irrégularité de son profil sur près de 30 kilomètres qui rend la Croix de Fer si redoutable. La montée par le versant isérois offre un spectacle en constante évolution : cascades plongeant vers la vallée, barrage de Grand-Maison niché entre les sommets, puis les Aiguilles de l’Argentière qui surgissent dans le dernier tiers.
La route, construite dans les années 1930, rejoint le sommet à 2 067 mètres où trône la croix de métal qui a donné son nom au col. Plus de 20 apparitions dans le Tour depuis 1947.
29 km – 5,1 % de moyenne
Col du Glandon
Sentinelle silencieuse au-dessus de la vallée de l’Eau d’Olle, le Glandon est l’un des passages les plus redoutés de l’Oisans. Sa longueur et ses rafales de vent au sommet en font un col à part. L’ascension depuis Allemond traverse progressivement les étages alpins : forêts de résineux, alpages, puis le désert minéral du sommet.
Le col a été franchi à plusieurs reprises dans des étapes-clés du Tour, souvent en préambule à l’Alpe d’Huez, dans des combinaisons qui ont pulvérisé les pelotons.
12,5 km – 5,6 % de moyenne
Col d’Ornon
Moins spectaculaire en altitude que ses voisins, le col d’Ornon est la porte discrète entre l’Oisans et la Matheysine. Entièrement isérois, il traverse des paysages pastoraux d’une douceur rare, entre prairies d’altitude et vues sur les Écrins. Sa présence dans le Tour est plus ponctuelle, mais il fait partie de ces cols « de liaison » qui jouent un rôle tactique important dans les longues étapes alpines.
En été, il est régulièrement est fermé aux voitures dans le cadre de montées de cols, pour le plus grand bonheur des cyclistes.
12 km – 6,8 % de moyenne
Col de Porte
Aux portes de Grenoble, niché sous Chamechaude, point culminant de la Chartreuse, le col de Porte est l’un des plus anciens sommets franchis par le Tour de France. Dès 1907, lors de la 5è étape entre Lyon et Grenoble, le peloton grimpe ses pentes et en fait momentanément le « toit du Tour ». La montée depuis Grenoble réserve des passages à plus de 10 % dans sa première partie, avant de s’assagir vers le Sappey-en-Chartreuse. La descente côté nord plonge vers Saint-Pierre-de-Chartreuse à travers des forêts de sapins et des vues saisissantes sur les reliefs.
Les grandes dates du Tour en Isère
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1905
Premier passage du Tour en Isère : Grenoble était ville d'arrivée d'une longue étape depuis Besançon et première ascension alpine avec la côte de Laffrey.
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1919
Le premier maillot jaune officiel de l'histoire est remis à Eugène Christophe le 19 juillet pendant le jour de repos à Grenoble.
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1952
Première montée des 21 virages de la montée vers l'Alpe d'Huez, à l'occasion de la 10ème étape.
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1962
Raymond Poulidor gagne sa première étape. Lors de la 19ème étape entre Briançon et Aix-les-Bains, il se détache du peloton au col de Porte et arrivera au lac du Bourget avec 3 minutes d'avance.
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1971
Bernard Thévenet est le vainqueur, chez lui, de la 10ème étape du Tour entre Saint-Étienne et Grenoble.